vendredi 4 décembre 2009

Article de la Provence le 1/12/09


Comme toujours, certain élèves peu concernés pas l'avenir du lycée saisissent l'occasion pour prendre du bon temps. Un phénomène courant que regrette le noyau de militants impliqués,soucieux de l'image donnée par leur mouvement.



DES ÉLÈVES BLOQUENT LE LYCÉE
CRAPONNE DEPUIS HIER


Ils dénoncent la réforme des lycées présenter par le gouvernement



A l'origine du mouvement, ils ne sont qu'une poignée, pas plus de cinq ou six, à réagir à la réforme des lycées présentée le 19 novembre dernier par le ministre de l'Education nationale Luc Chatel.
Après une première tentative avortée jeudi dernier, ils avaient résolu vendredi soir de procéder au blocage de leur lycée. Ce matin donc, dès l'aube, ils ont réquisitionné toutes les bennes à ordures du quartier, déniché des palettes et acheminé des chariots et autres plots glanés ça et là pour bloquer l'entrée de l'établissement. Rapidement, leurs initiative fait boule de neige auprès d'éléves sensibles à leur cause qui se rallient au mouvement tandis que d'autre renoncent sans insister à se rendre en cours.
Après, une courte assemblée générale, des tracts sont rédigés dans la matinée, aussitôt tirés à un millier d'exemplaires. Devant l'établissement ou s'agrègent les bloqueurs (certains étaient déjà actifs lors des manifestation de l'hiver dernier), ils expliquent leurs inquiétudes et leurs revendications.


Les points d'achoppement

"Globalement, il y a beaucoup de positif dans cette réforme, sans doute en partie grâce à notre précèdent mouvement, reconnaît Jérémy en terminale littéraire, mais il y a des points sur lesquels nous voulons qu'ils reviennent". Ce sont les élèves des sections STI et STG, menacées par la réforme, qui manifestent le plus de craintes: "La suppression de ces filières laissera un vides dans l'éventail de baccalauréats, que se passe-t-il si nous redoublons et quelle sera la valeur de notre diplôme?" s'inquiète Alexis. Autre grief: la mise en option de l'histoire géographie en terminale scientifique qui reviendrait à "faire des économies sur le niveau de culture des élèves" et la répartition des classes de langues en groupes de niveaux soupçonnée de "creuser les écarts de d'empêcher l'entraide entre lycéens". Comme lors des précédentes mobilisation, les suppressions de postes et la formation des enseignants sont aussi pointés du doigt.
Le proviseur Jean-Claude Seguin, évaluait hier le taux de présence à 10% seulement: "j'ai présenté les tenants et les aboutissant de la réforme et j'ai demandé au bloqueurs d'organiser leur contestations pour éviter tout débordement. Tous des professeurs étaient présents et les cours ont assurés". A l'instant de son prédécesseur de 2008, il doit composer avec ce mouvement quelques mois seulement après son entrée en fonction.


Et maintenant ?

Pour l'instant, le début de mobilisation observé à Craponne ne s'est pas encore étendu à l'Empéri, comme le veut la pente naturelle que suit tout mouvement lycéen à Salon. Mais des élèves grévistes prévoient dès aujourd'hui d'aller convaincre leurs homologues de se joindre à eux. Une assemblée doit être organisée ce matin à 10 heurs devant le lycée pour décider des suites à donner au mouvement et, si le moral des troupes est bon, une manifestation sera organisée dans la journée.
Toutefois, les élèves restent libres d'accéder aux classes: une autre entrée est laissée volontairement libre. "Nous ne voulons pas dicter l'opinion, nous remettons juste à ceux qui vont en cours des tracts à titre d'informatif" explique Jérome en terminale litteraire.


Romain CANTENOT

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